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Alex

À chaque fois qu’un livre de Dumas renaît de ses mousquetaires, on se met en garde. C’est bon. Un vent de liberté souffle de nouveau sur une France plus du tout consensuelle, plus du tout engluée dans les carabistouilles d’Incompétent 1er et de son aptitude à baisser frénétiquement son froc. Ici, avec “Voyage en Russie » (Bartillat), Alexandre le Grand nous alpague par le pourpoint pour nous propulser de Paris à Astrakan (vivent les toqués !) en passant par le Caucase et la mer Caspienne. Quel bonhomme, ce Dumas ! Toujours de bonne humeur, toujours facétieux, toujours prêt à se taper un steak d’ours ou à rendre visite à une spirite qui lit dans ses boules. En cherchant bien entre deux flacons de vodka, on trouve même un clone de l’ami Depardieu, fringué en Raspoutine, cavalant dans la steppe et la toundra sur plus de huit cents pages.
On n’a vu monter personne, on a quand même vu Monte Cristo ! Avec Dumas, il n’y a ni tchador ni menaces islamiques chez les cosaques de Tarass Boulba ou les Kirghises de Kessel. Pouchkine se fait buter par le baron d’Anthès (pas Dantès !) et Ivan n’est pas toujours terrible. Pour un peu, on trinquerait avec Poutine. Santé ! Na zdorovie !
F.C.

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