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Ecrivains

J’ai compté. L’illustre Louis Monnier a tiré le portrait de quatre-vingt-dix-sept écrivains. On découvre la gueule de Céline, le beau visage d’Aragon, la carafe de Montherlant, la chetron de Vailland, la bobine de Beckett, la sale fiole de Sartre, la bonne tête de Queneau, la formidable caboche de Kessel, la poire de Gripari, la trombine de faux-cul de Robbe-Grillet, la gaufre insensée de Bazin, la frime impeccable de Calaferte, la hure de Gracq, la terrine de Sollers, le coco de Michaux, la tomate de Yourcenar, la fraise de Sagan, la truffe de Nothomb, la bille de Genet…

 

Monnier n’a pas chômé. Dans “Écrivains, de Paul Eluard à Marguerite Duras” (Eyrolles), son talent en noir et blanc brille de mille bromures. Vébret l’assiste à la plume. Il y a du flacon. Bien sûr, on aurait pu se passer d’Orsenna, d’Ernaux, de Fernandez, de Ndiaye. Mais Dieu merci, les amis Déon, Modiano et Queffélec sont là. La préface de Nadeau sonne bien. L’avant-propos de Marie-Christine d’Welles est juste. On biche.

F.C.

 

 

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