Connect
En Haut

Le chemin des drames

Pour le centenaire de cette épouvantable guerre de 14 qui a provoqué la mort de plus d’un million et demi de Français, les éditeurs font feu de tout bois. Céline, Dorgelès, Genevoix, Barbusse, Cendrars, sont réédités. On dédie une pensée émue aux grands disparus de la littérature, tués dans les tranchées ou pulvérisés : Péguy, Alain-Fournier, Louis Pergaud. C’est bête d’avoir la fleur au fusil. Le fusil ne fait de fleur à personne. Lebel n’était pas beau. C’est ce que l’on comprend en lisant deux albums qui viennent de paraître : “Le miroir de la Grande Guerre”, de Jean-Claude Lamy, chez Anne Carrière, et “La Grande Guerre vue du ciel”, de Michel Bernard, chez Perrin. Le premier est un document exceptionnel sorti d’archives méconnues, avec des images saisissantes, souvent inédites ; le deuxième est l’œuvre d’un spécialiste de Genevoix, avec une centaine de clichés réalisés en 2013 par deux photographes embarqués dans des hélicoptères de l’armée de Terre, qui prouvent que les cicatrices des combats sur les Flandres et les Vosges n’ont pas disparu. Tout est fini. Mais tout ne fait que commencer. Des écrivains l’ont dit : pourquoi les hommes qui croient en Dieu font comme si Dieu n’existait pas ?
F.C.

1 Commentaire

Vous devez être connecté pour poster un commentaire Se connecter

Laisser un commentaire

Plus d'informations dans Edito

  • Madame Mim

    Numéro 112 – Edito Dans les couloirs de l’Hôtel de Ville, elle chante : « Qui c’est la baronne du châtiau,...

    François Cérésa6 janvier 2018
  • Une idée de l’ enfer

    Numéro 86 – Edito En France, on aime jouer. On met beaucoup de politique dans la morale et peu de morale...

    François Cérésa6 juillet 2015
  • Sacré Lupin

    Numéro 85 – Edito Adrien, qui ne nous a pas encore fait ses mémoires, est un esthète. Il aime l’art. Il...

    François Cérésa11 juin 2015
  • Astruc

    C’était la belle époque. Le diesel polluait moins, les ministres de la culture aussi. Potiche Pellerin n’était pas encore née, Radio...

    François Cérésa19 mai 2015
  • Notre amie la rose

    On parle de french bashing. Il s’agit plutôt de french merding. Regardez Najat Vallaud-Belkacem. Aussi pertinente que l’inénarrable Fleur Pellerin (la...

    François Cérésa2 mai 2015
  • Alex

    À chaque fois qu’un livre de Dumas renaît de ses mousquetaires, on se met en garde. C’est bon. Un vent de...

    François Cérésa24 mars 2015