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Le film du mois : “American bluff” de David O.Russell

Définition du cinéma : aller de surprise en surprise. Exemple de bon film, à cette aune : “American bluff”. Christian Bale porte une moumoute et a une bedaine énorme. Bradley Cooper s’affuble de bigoudis. Jennifer Lawrence fait le ménage en se déchaînant sur “Live and let die”. Amy Adams exhibe un décolleté vertigineux. Chaque séquence étonne, secoue, électrise. Il s’agit d’une histoire d’arnaque à haut niveau. Le FBI se sert d’un petit escroc pour piéger un politicien véreux. Un faux cheik est censé investir une partie de sa fortune dans les casinos plus ou moins en faillite d’Atlantic City. Très vite, les combines s’emmêlent les pieds. La mafia pointe le museau (inénarrable séquence avec un De Niro à moitié chauve, inquiétant à souhait).

Le truand à la ramasse a une femme jalouse. Un rien suffit pour qu’elle pète les plombs. Ce nigaud a une maîtresse. Mais l’agent la reluque aussi. Oui, mais l’épouse en pince soudain pour un affranchi. Cela se complique. L’affaire risque de tourner vinaigre. Il va y avoir des morts. A un rythme trépidant, David O.Russell envoie valdinguer ses personnages comme des quilles de bowling. Aimer les disques de Duke Ellington peut vous amener dans des territoires dangereux. Les gangsters, eux, dansent sur Tom Jones. Les choses se passent dans les années 80. Il règne là-dessus un parfait mélange de violence et de farce. Imaginez un Scorsese se lançant dans une comédie. Non, pas “Le loup de Wall Street”, pitié. On a là l’exact contraire. Du Plaza au Studio 54, d’un cabinet d’avocat à des boutiques de pressing, l’ensemble donne le tournis. Les acteurs déménagent. Le scénario nous balade, à la David Mamet. C’est du lourd.
E.N.

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