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Le film du mois : “Magic in the moonlight” de Woody Allen

Un petit air de jazz, et c’est reparti. Destination la Côte d’Azur des années 20. La lumière est fitzgeraldienne. Les demeures ont de l’allure. Colin Firth est magicien. Sur scène, avec sa moustache d’un kilomètre, il se déguise en une sorte de Fu-Man-Chu. C’est quelqu’un capable de faire disparaitre un éléphant. Il a une vieille tante malade. Ses dons ne peuvent rien pour la sauver. En attendant, on lui demande de démasquer une jeune médium adorable. Il la jauge. Problème : il tombe amoureux d’elle. Il a des excuses : c’est Emma Stone. On lui donnerait le Bon Dieu sans confession. On ne sait pas si on aurait raison. La demoiselle rougit, baisse les yeux, fait des prodiges. Les sceptiques n’en reviennent pas. La riche propriétaire rêve d’entrer en contact avec son mari défunt. Les tables tournent.

Les têtes aussi. Les personnages roulent en Alfa Romeo rouge sur la corniche, s’abritent de l’orage dans des observatoires. Firth joue les Anglais pète-sec et arrogants. Il n’avait pas prévu d’avoir des sentiments. Ces prestidigitateurs ne pensent à rien. Ils ne voient pas qu’on les roule dans la farine. Ils sont comme nous avec le cinéaste. Il fait ce qu’il veut, nous embobine la plupart du temps. Le charme, il n’y a que ça de vrai. Les esprits balourds feront encore la fine bouche. Ça n’est pas très malin. Qu’est-ce qu’ils diront quand Woody ne sera plus là ? Nous serons plutôt embêtés, tiens. Allen a un truc. Allen a un truc. Bien malin qui devinera lequel.
E.N.

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