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Le film du mois : « Riot Club”, de Lone Scherfig

« Gentlemen, maintenant nous allons nous millésimer la gueule », dit le président du club en levant son verre. Promesse tenue. Une heure et demie plus tard, les convives sont ivres morts, le restaurant est dévasté, le patron se retrouve à l’hôpital. Bravo la jeunesse dorée. A Oxford, les dix éléments les plus brillants se réunissent en secret autour d’alcools forts. Bienvenue au Riot Club. Ces élèves triés sur le volet se croient tout permis. Ils ont l’argent, les titres, les diplômes. L’avenir est à eux. Pour faire partie de cette confrérie, il est interdit de postuler. Il s’agit plutôt de boire de l’urine, de s’asperger de porto et de connaître les dates les plus pointues de l’histoire.

Grosse erreur à ne pas commettre : avoir une petite amie. Le nouveau membre l’apprendra à ses dépens. La majeure partie du film consiste en un dîner annuel tenu dans un pub éloigné de l’université. On ne raconte pas les détails, mais cela donne un mélange de “If”, d’“Orange mécanique”, de “Projet X” et du “Temps d’un week-end”. Ça n’est pas léger-léger, mais rudement efficace. Ils sont odieux. C’est cela qui est bien. Dire que, quelques années plus tard, ces vandales se retrouveront tous dans les ministères, à la tête de journaux ou PDG de multinationales. Au moins, ils auront eu des études plus drôles que l’ENA.
E.N.

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