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Le nanar du mois : « La French » de Cédric Jimenez

Dans “Les Infidèles”, ils se sodomisent. Dans “La French”, ils s’atomisent. Jean Dujardin et Gilles Lellouche sont inséparables. Ils se ressemblent tellement qu’on ne sait plus qui est qui. Le cinéma français est une histoire de copains. Le problème, c’est que “La French” a trop de connexion. Film inspiré de l’action du juge Michel, assassiné à Marseille en 1981, confronté à Gaëtan Zampa, suicidé en 1984, c’est le face-à-face d’un juge du grand banditisme, alias le « cow-boy », et d’un parrain du milieu marseillais, alias « Tany ». Malgré les apparences, le héros est l’héroïne. On s’en souvient, la “French Connection”, qui était spécialisée dans le trafic de la blanche, connut son heure de gloire avec le film de Willian Friedkin et l’interprétation musclée de Gene Hackman. Le problème, dans “La French”, en dépit des coups de flingue, c’est le manque de muscle. On a l’impression d’assister au duel d’une Nespresso et d’une Senseo. Résultat : café quoi ? Rien du tout. On se dit qu’un brin de Shakespeare aurait fait du bien. Pour la petite histoire, ce n’est pas Zampa qui a commandité l’assassinat du juge Michel, mais un certain François Girard, aujourd’hui incarcéré aux Baumettes. Bref, beaucoup de bruit pour rien.
F.C.

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