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Sacré Lupin

Numéro 85 – Edito

Adrien, qui ne nous a pas encore fait ses mémoires, est un esthète. Il aime l’art. Il connaît la peinture, les peintres, les époques. Il a écrit sur Ingres, Renoir, Cézanne.

 

En plus, c’est un facétieux. Avec sa Pénélope (déjà quatre volumes), il a obtenu le prix Arsène Lupin. Le gars est malin. Il s’est dit : et si on ressuscitait Lupin ? Ni une ni deux, là où il y a de l’Arsène, il y a du plaisir, Adrien Goetz a fait de Lupin un héros des années 2010. Il a même ménagé les retours de Joséphine Balsamo (une perverse) et d’Herlock Sholmes (un idiot). Tout cela dans un petit livre calibré comme du Dumas : “La nouvelle vie d’Arsène Lupin” (Grasset). On est aux anges.

 

Le gentleman-cambrioleur, qui n’a rien d’un Cahuzac, détrousse les réseaux sociaux et fait invalider les comptes de campagne d’un président de la République qui nous fait penser à Incompétent 1er. De quoi se fendre la tirelire. Cerise sur le gâteau du grand Maurice (Leblanc), Adrien rend hommage aux “Trois mousquetaires” et au “Bossu”. Nom de Goetz !
F.C.

La nouvelle vie d’Arsène Lupin, d’Adrien Goetz, Grasset, 234 p., 18,50 €.

« Arsène Lupin revient. Un héros des années 10, lui ? Oui : des années 2010 ! Le gentleman-cambrioleur, plus sportif, gouailleur, élégant et désinvolte que jamais, détrousse les réseaux sociaux, enlève les scénaristes de sa série télévisée favorite, s’attaque au changement climatique, s’envole vers les émirats, et va jusqu’à faire invalider les comptes de campagnes du nouveau président de la République…
Dans ce trépidant divertissement, Adrien Goetz, le père de Pénélope et de ses fameuses intrigues (Intrigue à Versailles, Intrigue à Giverny…), rajeunit le plus mythique des personnages français, ainsi que ses partenaires et adversaires, du ridicule détective Herlock Sholmès à la redoutable Joséphine Balsamo, convertie au féminisme militant. La traque d’Arsène Lupin commence !
 » (Grasset)

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