Le Breton

François Cérésa a fondé, et dirige depuis 2008, le mensuel…
Marcela Iacub est une gaucha de la Pampa. Elle se prend pour la Pompadour. Son livre est digne de Guy Breton — en moins bien écrit. Il y a du cochon, de la cochonne, des justifications psycho-merdiques, un DSK en culotte bouffante s’assimilant au Vert Galant à défaut d’être un ver luisant. Chauffe, Marcela ! On imagine un chapitre de Monsieur Breton (qui venait du Loiret), historien des alcôves, Dumas des vertugadins. Avec lui, ce n’est pas la Nouvelle Histoire, l’historicisme de Michelet, les thèses révolutionnaires de Furet ou les considérations soporifiques de Pierre Nora : c’est du cul. Les amours qui ont fait la France. Et en compagnie des Valois, on le vaut bien.
Tour d’horizon : du paillard insoupçonnable Louis XI, véritable érotomane en tenue de pénitent, au très gay Henri III, qui mêlait les « délices de Vénus aux douceurs de Lucullus », en passant par François 1er, roi priapique qui réunit la Bretagne à la France, on grimpe, on fourre, on sautille. Dans “Histoires d’amour de l’Histoire de France”, ouvrage joyeux et bien torché (France-Empire), l’ancien journaliste et animateur du “Cabaret de l’Histoire” à l’ORTF, mort en 2008 à 89 ans, est un Lenôtre mâtiné de Decaux. Il nous fait voir l’Histoire par le petit bout de la jupette. C’est du Iacub sans l’enfumage intello. Dix tomes en tout !
F.C.
François Cérésa a fondé, et dirige depuis 2008, le mensuel de l’actualité romanesque « Service Littéraire », Le Journal des écrivains fait par des écrivains. François Cérésa est journaliste. Il a dirigé le Nouvel Observateur et rejoint Le Figaro. Il est critique gastronomique, chroniqueur sportif et écrivain. Il a reçu de nombreuses récompenses pour ses romans : les prix Paul-Léutaud (La Vénus aux fleurs, Robert Laffont), Jean-Freustié et Charles-Exbrayat (La femme aux cheveux rouges, Julliard), Joseph-Delteil et Quartier-Latin de la Ville de Paris (Les amis de Céleste, Denoël), Cabourg (Les moustaches de Staline chez Fayard).