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Cecil et Cécile

Tout Cecil ne tient qu’à un fil : celui de l’Histoire. Ce gars est tellement profond qu’il opte pour la légèreté. Il croque, on craque. Imaginez Dumas dans le calice de Stendhal : cela se boit jusqu’à la lie, et même jusqu’au lit, car Cecil, dandy chic et libertaire, réac et libertin, spadassin des mots et des lettres, joue de l’estompe et de l’estampe sans se soucier du qu’en-dira-t- on.

L’Archipel, qui n’a pas l’esprit de chapelle, a eu la bonne idée de rééditer « Caroline chérie » en deux tomes. Gaston et Caroline, c’est presque Paul et Virginie, ou plutôt Popaul et Virginie, vu que la demoiselle de Bièvre, un brin pétroleuse, a la culotte chantante. Moins niaise qu’Angélique, elle a la tête sur les épaules, ce qui est un comble pour une aristo prise dans la tourmente révolutionnaire. À la sortie du livre, Cecil Saint-Laurent vendit cinq millions d’exemplaires et gagna les faveurs de Martine Carol, qui fut au cinéma une épatante Caroline. À l’époque des remakes, on peut se poser une question : et si Cécile de France reprenait le rôle de Caroline voulu par Cecil le Français ?
F.C.

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