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“Snowpiercer” de Bong Joon Ho

Prévoir des doudounes. En 2031, la terre sera un vaste désert mort et glacé. Tout ça parce que dix-huit ans plus tôt, des gouvernements inconscients ont utilisé un produit censé réduire le réchauffement climatique. Bravo les scientifiques. Résultat : les seuls rescapés de la catastrophe se sont réfugiés dans un train qui ne s’arrête jamais. Le progrès est un leurre. La preuve : dans les wagons, il y a toujours des classes. En queue, les gueux, enfermés, entassés, se nourrissant de plaquettes noires d’origine improbable. En tête, Wilford, le chef intouchable, qui comme Hugh Hefner, ne quitte pas son pyjama en soie. Entre les deux, voici une école, une boîte de nuit, un jardin, un aquarium, un bar à sushis.

 

Naturellement, les pauvres se révoltent. Tilda Swinton joue la méchante. Elle est méconnaissable puisque, grosses lunettes et dents en avant, elle s’est fait la tête de Zézette dans “Le père Noël est une ordure”. L’humanité ne changera jamais. Il lui faut un peu d’ordre. Le convoi traverse à tombeau ouvert des paysages d’une blancheur menaçante. Le scénario a un côté bien idiot, symbolique en diable. Normal, le film est tiré d’une BD. Les décors saisissent. L’avenir ressemble à une patinoire géante. Heureusement, les riches continuent à boire de grands crus classés. Que vaudra le millésime 2031. Le réalisateur ne le précise pas, tout occupé qu’il est à chiader ses images, à revisiter le cinéma du samedi. C’est d’un repos.

E.N.

 

 

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